La Résistance à Manses

L’immensité de la forêt de la Bélène a permis d’abriter et de cacher, pendant la guerre, plusieurs maquis de résistants : les maquisards FTP de Manses dirigés par Fernand COSTES de Lapenne, des guerilleros espagnols, mais aussi des réfractaires au STO, des communistes, des juifs, des réfugiés espagnols…  qui pour beaucoup trouvaient une couverture en travaillant pour les sociétés forestières exploitantes de la forêt. Le maquis FTP prit le nom de « Groupe de triage des maquis de l’Ariège » ; sa fonction était d’héberger des maquisards de passage, de « trier » les candidats aux maquis et de constituer la réserve pour d’autres maquis du département. Ce maquis a pris de l’ampleur, les hommes travaillaient comme bucherons ou comme charbonniers grâce à la protection des contremaîtres ( Mr LABORDE et Mr Albert VIDAL, le maire de Manses, qui assuraient l’approvisionnement, les faux papiers d’identité, les fausses cartes d’alimentation…). L’intendance était aussi facilitée par le soutien de la population, des agriculteurs et de quelques commerçants de Mirepoix. Il faut citer la ferme du Four à Lapenne, chez Mme RIGAIL , qui a joué un grand rôle et servi de base pour des parachutages. A noter la venue du commandant BIGEARD, parachuté peu avant à Rieucros sur le terrain dénommé « Pamplemousse » qui venait réclamer sa part de parachutage…. Le groupe du maquis de Manses a participé aux combats de Rimont et de Castelnau-Durban ; Fernand COSTES a été nommé commandant de la place de Mirepoix à la Libération.
Le Maire de Manses, Albert VIDAL n’a pas connu la Libération, arrêté par la GESTAPO il a été fusillé au pont de Font-Communal, le 27 Avril 1944, le jour de son cinquantième anniversaire…  Il est enterré dans le cimetière de Manses. La commune a donné son nom à la salle des fêtes sur la place du 14 juillet, face au monument aux morts.