Vestiges archéologiques à Manses

L’Ariège est une terre qui recèle beaucoup de traces et de vestiges de la préhistoire, la commune de Manses y a contribué. On y a fait des découvertes datant de l’époque néolithiques (meule à bras à l’emplacement du cimetière, haches polies dispersées dans les collines) et de la fin de l’âge du fer (tessons d’amphores) au débouché du ruisseau des Bessous dans la plaine de l’Hers.
De l’époque mérovingienne, une sépulture isolée a été mise au jour fortuitement, dans les années 1900, au dessus de la ferme de Vergnes face au village. Une lourde plaque d’agrafe wisigothique fut recueillie dans la tombe. Le métal de bronze est orné de bossettes et de fines gravures en entrelacs. L’objet figure au musée Saint Raymond à Toulouse, à côté d’autres ornements de la même époque recueillis au cimetière mérovingien de Tabariane (Teilhet) . Cf gravure.
A la même époque, le comte de Portes fit opérer des fouilles dans la motte féodale de la forêt de la Bélène. Une large tranchée en témoigne encore aujourd’hui. Mais aucune découverte n’a été relatée, aucun écrit n’ayant rendu compte de ces fouilles rudimentaires. La forêt de la Bélène  recèle des vestiges de l’industrie des maîtres verriers, depuis le Moyen Age jusqu’au début de l’époque moderne, aux lieux dits La Verrière Vieille, Mestre Pey, Mestre Bertrand, Mestre Amiel…
Plus récemment, en février 1998, la réquisition préfectorale pour la réalisation du centre d’enfouissement des ordures ménagères de Berbiac a déclenché des fouilles archéologiques préventives importantes «dans une procédure d’urgence absolue ». Furent mises au jour :

  • quelques structures néolithiques : un « foyer de type  polynésien » (structure de combustion à galets chauffés de 2,30 m sur 2,60 m), des structures à galets, des fosses et trous de poteaux.  Ces aménagements néolithiques de petites dimensions étaient en mauvais état de conservation et ne justifiaient pas de fouilles exhaustives ;
  • un four verrier d’époque médiévale ou post médiévale qui a fait l’objet de fouilles approfondies. Ce four était isolé, et semblerait être un atelier temporaire implanté à cet endroit pour utiliser au maximum les matières premières : bois et silice sous la forme d’un banc de grès à proximité.

L’ensemble de ces découvertes ont fait l’objet d’une publication du Service Régional de l’Archéologie d’où sont tirées ces notes. Cette publication est encore disponible en mairie.