SMECTOM : Présentation de Berbiac

La Directrice traitements et développement, Julie Ducos, présente le fonctionnement du site actuel (Berbiac 2015) dans le second vallon aménagé entre novembre 2014 et décembre 2015, qui a été à l’époque le plus gros chantier du département de l’Ariège. Il a représenté 6,4 millions € de travaux ce qui est un apport économique important.
Les déchets ont commencé à y être entreposés le 4 janvier 2016. Son fonctionnement est différent de celui du « vallon 1 », le plan départemental élaboré en 2007-2008 ayant opté pour le principe du bio réacteur. Il consiste à exploiter des casiers plus petits, plus vite remplis, maintenus à un taux d’humidité plus élevé par l’arrosage avec les lixiviats des casiers précédents, fermés de manière étanche plus rapidement pour un captage du biogaz optimal et une neutralisation des déchets fermentescibles plus rapide. Ainsi le vallon 2 sera exploité en 27 casiers (le vallon 1 n’en a comporté que deux, découpés en alvéoles).
Les volumes stockés n’évoluent que très peu à la baisse : ils étaient de l’ordre de 50.000 tonnes/an à la fin des années 90, et restent depuis 2012 à 48.154, 47.989, 48.692, 48.570 tonnes… Des actions de sensibilisation sont développées mais elles ne produisent pas d’effets significatifs. Il est probable qu’il faille attendre la mise en œuvre des bacs individuels, voire d’une tarification incitative.
Le biogaz produit est purifié avant son admission dans le groupe de valorisation (moteur + alternateur) qui produit de façon continue 700 kW de puissance et au total 6,2 millions de kWh par an qui correspondent à la consommation de 500 logements nouvelles normes pour les besoins autres que le chauffage.
La technicienne sécurité, Christel Sauze, présente ensuite le suivi sanitaire des agents du site (ils sont une dizaine par poste encadrement compris) qui est inscrit dans le protocole passé en 2008 entre Manses, Mirepoix, la CCPM et les associations de riverains avec le Smectom pour concrétiser les engagements de sortie de conflit sur Berbiac. Il est effectué en concertation avec le service de médecine préventive du Centre de gestion de l’Ariège.
Jusqu’en 2014 il reposait sur la surveillance de l’exposition professionnelle des employés et l’évaluation quantitative des risques sanitaires. En 2015 et 2016 on est passé à une étude GEH (groupe d’exposition homogène). Les agents portent des capteurs sur eux qui quantifient l’exposition à certains polluants chimiques (poussières, gaz, métaux…) ou biologiques (moisissures, bactéries, endotoxines).
Les résultats des prélèvements sont inférieurs aux valeurs limites d’exposition ou aux valeurs guides pour 10 paramètres analysés. Seul le paramètre moisissures dépasse la valeur guide pour le groupe d’agents à l’étalement compactage.
La conclusion est l’absence d’exposition professionnelle significative des agents aux polluants.
Mais un groupe de travail est chargé de définir les interventions à réaliser sur les climatisations des engins qui sont la source de ces moisissures.
À l’issue de cette présentation un échange avec la salle porte sur de nombreuses questions posées sur le volume des déchets et la responsabilité des industriels et des distributeurs qui utilisent des emballages énormes pour des matériels minuscules, sur la connaissance des éventuelles fuites dans les membranes géotextiles, sur la gestion des effluents liquides, sur la stabilité des sols suite aux travaux du vallon 2, sur les odeurs et sur le bruit que certains entendent de nuit…

Manses 4 novembre 2016

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